X SUB


La construction a débuté en Avril 2005. Il s'agit de mon premier modèle de sous marin radio commandé, j'étais à l'époque un débutant total dans ce domaine, ma seule expérience du modélisme se limitant à l'aéromodélisme (vol circulaire), à mon adolescence, quarante ans auparavant !

Après une longue étude des révues spécialisées et des sites internet personnels de modélistes pratiquant le sous marin, j 'établis un petit cahier des charges pour la construction de mon (futur) modèle :

Mon choix se porte sur un sous marin imaginaire de type civil, utilisant un maximum de matériaux type tuyau PVC, et récupérations diverses, le tout devra être démontable et modifiable être adapté au fur et mesure des essais...

Je commence à imaginer la construction :

Corps du sous marin : Tube PVC diamètre 180mm
Quille : Profilé métallique pour fixer les cloisons en placoplâtre
Propulsion : Moteur en 6 ou 12V + train de pignons récupéré sur une voiture jouet
Ballast : Soufflet en plastique et commande par un moteur de visseuse electrique
Batterie : Batterie étanche récupérée sur un système d'alarme

Seuls les équipements indispensables seront achetés en boutique spécialisée (par exemple la radio et les servos, l'hélice, le tube d'étambot, les soufflets d'étanchéité pour les gouvernes,les mini cardans et roulements).
Le reste sera acheté en magasin de bricolage.

Ce choix de conception/construction 100% perso ne s'avérera pas particulièrement judicieux, car mon inexpérience me conduira à de nombreuses erreurs qui m'obligeront à recommencer plusieurs fois le travail de A à Z.
Le coté positif de la chose est que je pourrais en tirer des enseignements pour mes constructions futures.

Cette page va donc être longue car je vais décrire ici le long processus de construction tel qu'il a été posté au fur et à mesure de la construction et des essais.

Les photos et une grand partie du texte sont tirés de mon ancien site, les petites photos du début de la construction ne sont pas cliquables pour agrandissement. Hé oui,dans le domaine des sites web comme dans le modélisme, on s'améliore en pratiquant !!!

 

Première construction (Avril 2005)

 

Première étape : La partie centrale de la coque (Avril 2005):

Le tube PVC Diamètre 180mm est coupé à la bonne longueur(1m), pas facile de faire une coupe bien perpendiculaire à la scie à metaux, un guide est indispensable.
Le ruban adhésif figure le niveau ou la coque sera découpèe et où sera installée la plaque d'étanchéité.
Le même tube PVC est découpé au niveau de partie étanche, là encore difficile de faire une coupe bien droite à la scie, le ruban adhésif épais sert de guide pour une coupe à (peu près!) rectiligne.
Voici la partie supérieure qui recevra le pont et le kiosque et qui sera libre d'eau.

Pose de la première cloison étanche, à l'avant, la même sera posée à l'arrière de façon à délimiter la partie étanche à chaque extrémité de la coque, l'étanchéite de la partie superieure sera assurée par la pose d'une plaque au niveau de la découpe, des ouvertures seront pratiquées pour acceder aux 3 compartiments étanches :
1/ Propulsion, 2/ Ballast , 3/ Radio et servos

Deuxième étape : Le système de Ballast

Le système à soufflet motorisé a été retenu, car je disposais d'un soufflet plastique (origine : pompe à main pour transferer du fuel) et d'une ancienne visseuse-dévisseuse sans fil (en 6 volts), dont la batterie etait HS.
Je pouvais donc fixer une tige filetée dans la visseuse et un écrou prisonnier à une extrémité du soufflet (tige et écrou en laiton).
En faisant communiquer une extrémité du soufflet avec l'extérieur au niveau de la quille, je pouvais donc aspirer l'eau en détendant le soufflet et la rejeter en le comprimant, les deux manoeuvres s'effectuant en inversant le sens de rotation.

L'étanchéité du filetage étant assurée par de la graisse hydrofuge épaisse "tartinée" sur le filetage.

J'ai donc fabriqué, un premier châssis pour vérifier que tout fonctionnait :

Merci à la vielle boîte "Mécano" pour ses profilés bien pratiques, ajoutés à 4 morceaux de cornière alu de 10mm X 10mm et voila un châssis bien rigide prêt à recevoir mon mécanisme.

Et voila l'engin monté : 1 variateur inverseur mécanique, 2 inters fin de course, 2 diodes, et le tour est joué !

 


Troisième étape : Les barres stabilisatrices avant

J'ai prévu des gouvernes de profondeur Arrière, et je voulais mettre un stabilisateur d'assiette "automatique" pour éviter les inclinaisons importantes, les systèmes electro-mécaniques m'ont paru bien compliqués aussi, un bon vieux système à contrepoids a été préfèré.

Quatrième étape : La partie Arrière

J'ai tracé un plan pour chaque panneau (vertical et horizontal), et prévu la construction d'un cône en inserant des couples et en les recouvrant d'une feuille d'alu puis d'un polyester armé.

Après collage, renforts et enduits, la partie arrière est recoupée, puis les parties mobiles sont installées, pour la commande de profondeur et la direction, tout le cône arrière est libre d'eau, les tiges de commande passent donc dans des tubes alu qui se raccordent à la cloison étanche arrière, et l'étanchéité de l'extrémité extérieure est assurée par des soufflets.

Cinquième étape : L'énergie et la propulsion

Pour l'énergie, j'utilise une batterie 6v 12A récupérée sur un système d'alarme, cette batterie est étanche, elle sera donc dans la partie inondée du sous marin.
Pour la propulsion, ça va être du bricolage : Un moteur récupéré (je ne me rappelle plus où !) un train de pignon (provenance jouet voiture radio commandée), quelques éléments de mon ancien Meccano" quelques accessoires et de nombreux tatonnements, et je vais arriver à quelque chose qui ressemble à ce que j'imaginais. Les éléments achetés en magasin de modèlisme sont :
L'hélice diamètre 60mm à 5 pales, le tube d'étambot diamètre 4mm, le cardan, et deux roulements étanches diamètre 4mm.

Après ces premiers essais, j'ai construit une platine moteur en alu à partir de cornières (merci Leroy Merlin), cette disposition est bien moins encombrante que la platine du "Méccano", et permet de bien centrer la sortie de l'arbre de transmission avec le tube d'étambot pour un meilleur travail du cardan.

Sixième étape : Le kiosque et les superstructures

Mon sous marin est censé être un sous marin civil, de type exploration, ou industriel, il va donc falloir l'équiper de hublots sur le kiosque et d'une bulle où je placerais le "pilote" (récupéré sur la même voiture jouet), le but étant encore de faire le maximum avec du matériel de récupération, tubes PVC, intercalaires plastique, capuchons de bombe de peinture, etc...

La bulle est placée à l'avant du sous marin, elle provient d'un distributeur de friandise (gros modèle), le pilote aura un tableau de bord, avec un volant, et une série de LED devant lui :

Blanc : contact, Vert : marche avant, Rouge : marche arrière, Orange clignotant : Plongée

L'ensemble du tableau de bord sera étanche car la bulle est dans la partie inondée à l'avant du sous marin, d'ou utilisation massive de mastic silicone
Le pont est constitué de deux cornières alu fixées face à face, sur lesquelles vient se fixer le kiosque, qui a été entretemps équipé d'un mat, d'un "périscope" et de feux de navigtion (LED blanc, rouge, vert)

 

Septième étape : Le compartiment radio-servos

Une platine est installée dans le compartiment avant étanche dédié à la radio et aux servos, des passages pour le câblage et les commandes sont effectués dans les deux cloisons étanches, mastic silicone pour les cables électriques, tubes alu et soufflets pour les tiges de commande de direction et profondeur qui doivent aller jusqu'à l'arrière.

 

Huitième étape : L'assemblage des éléments qui feront... Le sous marin !

Après l'installation "à blanc" de tous les éléments, vient la pose "définitive" de la quille avec son lest en plomb et de la partie avant ( saladier type "Tupperware" piqué à Madame + la 2° demi bulle) .

 

Neuvième étape : Le sous marin fini en présentation avant la première navigation

 

Premiers essais (Août 2005)

Les premiers essais ont été effectués dans un bassin de ville proche de mon domicile, difficile au mileu des badauds qui posent des questions très pertinentes, dans le genre, tiens c'est un sous marin ? Est ce qu'il flotte ? Est ce qu'il "coule" ? Est ce qu'il remonte "après"? Vous l'avez acheté combien? Etc ...
Voici quelques photos de ces essais, il en ressort que l'ensemble ne fonctionne pas très bien et qu'il faudra apporter pas mal de modifications importantes pour que tout soit vraiment fonctionnel et fiable... On en est loin !!!

Ces premiers essais ont permis de repérer ce qui ne fonctionne pas ou qui fonctionne mal, voici donc la liste des modifications à apporter au sous marin pour les prochains essais :

Défaut constaté
Amélioration à apporter

En surface , la direction n'est pas très efficace, notamment à basse vitesse.

Il faudra inverser les gouvernails car, sur la croix arrière, la surface de la gouverne de profondeur est plus importante que celle de direction à cause de leur découpes différentes.

En surface, la stabilité au roulis n'est pas bonne, le sous marin oscille beaucoup sous l'effet des vaguelettes créées par le jet d'eau voisin.

Modification du pont et du kiosque, allégement général pour diminuer le poids au dessus de ligne de flottaison. Abandon du pont en alu et sûrement aussi du système d'éclairage des feux de navigation.

La plongée dynamique est impossible car l'effet de la gouverne de profondeur à l'arrière est immédiatement contré par les barres stabilisatrices à l'avant. Les barres avant devront être bloquées sur l'horizontale, elle joueront leur role de stabilisateur, mais n'empêcherons pas la plongée dynamique (espoir, espoir...)
La plongée statique est réalisée, mais très lentement, de plus la quantité d'eau embarquée par le soufflet n'est pas très importante (20cl) par rapport au poids du sous marin (12 kg), il doit être fortement lesté, il est donc très bas sur l'eau en suface. Le joli système de soufflet dont j'etais très fier devra laisser place à un autre de contenance plus grande (+ ou - 1 litre) avec un débit de remplissage et de vidange plus rapide. Air comprimé ou système avec un Baxter ? à voir ...
En navigation en plongée, même peu profonde, le sous marin embarque de l'eau par les soufflets des gouvernes de direction et de profondeur.
Après observation attentive, la raison est la suivante :
Le ballast-soufflet est comprimé quand on ferme le compartiment étanche, au moment de la plongée, le soufflet embarque de l'eau et augmente de volume, donc la pression de l'air augmente dans le compartiment étanche, au moment où les gouvernes débattent, de l'air s'échappe par les soufflets extérieurs à cause de cette surpression.
Quand on fait surface, on vide le ballast-soufflet en le comprimant, ce qui crée une dépression dans le compartiment étanche, et de l'eau est embarquée encore une fois par les soufflets des gouvernes.
Après deux ou trois séquences plongée/surface la quantité d'eau embarquée empêche le sous marin de refaire surface.

C'est une raison supplémentaire de remettre en cause le système à soufflet, à moins de cloisonner le compartiment étanche pour isoler le système de ballast de la partie arrière, ce qui limitera la surpression à ce seul compartiment.

Donc encore une fois la question se pose supprimer le ballast-soufflet, OK, mais le remplacer par un système à air comprimé,? (La cartouche de gaz type butane ou autre me semble exclue bien qu'il soit utilsé par de nombreux modèlistes) L'autre alternative peut être le système baxter mais dans ce cas si on augmente bien la capacité d'eau embarquée, le problème de la surpression reste entier

De plus l'étanchéité des soufflets de gouvernes n'a pas l'air très bonne, il faudra modifier le système, peut être avec un système avec 2 joints toriques ou à lèvres enfermés dans un tube.

En conclusion, de profondes modifications vont être entreprises sur le sous marin, je suis un peu déçu par son manque d'efficacité, mais c'est le lot de tous les modélistes concepteurs-constructeurs, surtout quand on est débutant !

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Première refonte (Octobre 2006)

 

Devant l'ampleur des modifications, une refonte totale est décidée, demontage complet de la "bête" et remise à plat de l'ensemble des systèmes :

- Inversion de la forme des gouvernes arrière Profondeur & Direction pour une meilleure efficacité de la direction notamment en surface.

- Cloisonnement de la partie étanche en 3 compartiments séparés et diminution du volume étanche pour limiter le poids du lest.

- Remplacement du système de ballast à soufflet par un "vrai" ballast : compartiment central (près du centre de gravité) inondé et bouteille d'air comprimé rechargable par compresseur extérieur, purge du ballast et remplissage d'air par deux valves auto type "tubeless" modifiées.

Remplacement des tiges de commandes qui etaient en CAP diam 1,5mm par des tiges en laiton diam 3mm Commande des gouverne par rotation ce qui permettra de se passer des soufflets qui seront remplacés par des passe coques "maison".

Allègement général des superstructures : Exit le pont alu, le joli kiosque et ses hublots, les feux de navigation ... Je vais me concentrer sur la fonctionnalité, on verra ensuite pour les accessoires !!!

Et voila la bête mise à nu ! c'est plus qu'une "amélioration", plutôt une "reconstruction" comme disent les spécialistes une refonte ...

 

La partie arrière est modifiée, et le dessin du gouvernail reprend le dessin des barres de plongées de la première version. La direction sera (espèrons le) plus efficace notamment en surface.

Les nouvelles parties mobiles sont mises en place, les barres de commande sont en laiton Diam 3mm, les soufflets sont supprimés, les barres restent dans la partie noyée jusqu'au compartiment avant (servo et radio).

Exit le joli kiosque avec ses hublots, ses feux de nav, son périscope, exit aussi le pont en alu et des accessoires, Place à la légéreté dans "les hauts" pour une meilleure stabilité .
le kiosque est un simple morcau de tuyeau PVC diam 100mm, chauffé au décapeur et aplati à la presse .

La propulsion a son propre compartiment étanche, les passages des câbles electriques et du tube d'étambot sont étanchéifiés au silicone, l'arbre d'hélice dispose d'un joint torique appliqué par un ressort.

La plaque d'étanchéité repose sur deux équerres, elle est collée au silicone, une trappe de visite est installée en son centre, elle s'ouvre et se ferme facilement et l'ouverture dégagée est suffisante pour graisser les engrennages du réducteur, le cardan, et le ressort qui plaque le joint en bout d'arbre.
Un essai en baignoire, moteur à fond entaînant l'hélice...
Au bout de 10 minutes, aucune infiltration. le système est validé... (provisoirement !!!)

 

Le Ballast

Devant l'inefficacité de mon système à soufflet, il a fallu penser à son remplacement, le système pompe + baxter me plaisait bien, et m'a été conseillé pour sa simplicité, néanmoins plusieurs points me paraissaient criticables :
Grosse dépense d'énergie électrique embarquée pour actionner la pompe, et obligation de conserver ma batterie (grosse et lourde)
Le baxter en se gonflant augmente la pression de l'air dans le compartiment étanche et favorise les fuites d'air, puis en se vidant la dépression engendrée favorise l'entrée d'eau. Ce sont les mêmes défauts que mon système à soufflet, Le seul avantage est la capacité plus grande du ballast (0,50 ou même 1 litre)

Quitte à changer... Soyons fous!!!

Je vais faire un ballast à air comprimé, une bouteille gonflée à la pompe ou au compresseur extérieur avant la navigation enverra de l'air pour vider le ballast et faire remonter le sous marin, une mise à l'air permettra à l'air de s'échapper, l'eau remplacera l'air et le sous marin plongera. Gonflée à 10/12 bars la bouteille devrait permettre entre 6 et 7 cycles.

Le remplissage de la réserve d'air se fera par une valve de jante "tubeless" tronçonnée puis brasée sur une tige filetée en laiton de diamètre 8 mm. un perçage sera taraudé au même diamètre sur le corps de la bouteille, l'étanchéité sera assurée par la pose de téflon en rouleau sur le filetage. C'est un matériau utilisé en plomberie et chaufferie pour des pressions similaires.

Une valve "tubeless" coudée dont la tête a été modifiée et raccordée à une tubulure en cuivre permettra l'évacuation de l'air comprimé de la réserve vers le ballast, la barre en laiton appuie sur la tête de la valve, la sortie latérale du "T" étant raccordée au ballast. L'étanchéité est assurée par le même téflon sur les parties vissées et par soudure à l'étain sur le cuivre. Un soufflet assure l'étanchéité de la commande.

Dans le compartiment ballast, un support pour le réservoir d'air comprimé est installé. Il a pour fonction d'immobiliser le réservoir et de le réhausser pour permettre un bon écoulement de l'entrée et la vidange de l'eau du ballast (un trou diam 25mm dans le fond de la coque).

Sur la photo la cloison de gauche n'est pas encore fixée, car elle sera plaquée contre le réservoir après son positionnement définitif. Elle empêchera ainsi tout mouvement avant arrière du réservoir.

La hauteur du support est calculée pour que le point haut du réservoir coincide avec le niveau de la future plaque fermant le ballast.

Vérifications de la hauteur pour que la future plaque de fermeture du ballast puisse appuyer sur le réservoir et empêcher tout mouvement haut-bas.

Implantation de la valve de remplissage de l'air comprimé.
Implantation de la vanne de remplissage d'air du ballast. (perçages et taraudages)

Voila le réservoir d'air comprimé installé à son emplacement.

Le compartiment Radio-Servos

Après avoir évalué la place nécessaire pour l'implantation de la radio et des servos, les dimensions du compartiment ont pu être arrêtées.
Contrairement aux compartiments ballast et moteur, celui de la radio et des servos doit pouvoir être ouvert régulièrement et son ouverture doit être la plus importante possible pour permettre d'intervenir sur les connections, les règlages des servos, et le changement du quartz de réception. La solution classique d'ouverture a donc été choisie et la construction a débuté par le cadre formé par des cornières alu coupées à la boîte à onglets .

Le compartiment radio-servos est installé, il est bien rempli. Sur la face horizontale du cadre est collé un joint en caoutchouc (chambre à air de camion)pour l'étanchéité. Les vis diamètre 6mm sont en laiton.

Le servo en haut à gauche est celui des barres de plongées.
Le deuxième est celui de commande ballast.
Le troisième commande le variateur mécanique.
Plus à gauche en noir le récepteur, et tout en bas en jaune le pack de réception
En haut à droite le servo commande un swich pour l'éclairage.
En bas à droite c'est le servo de direction.

 

Mise en place du couvercle et présentation "à blanc" des commandes. seule la moitié des passe coques est collée sur la plaque, le joint torique et la partie supérieure remplie de graisse seront mis en place plus tard.


La fermeture se fait par des écrous et rondelles laiton diamètre 6mm.

La boîte grise (bouchon canalisation PVC) est collée et étanchéifiées au silicone sur la plaque de fermeture.

 

Une période de stand-by a ralenti la construction, fêtes de fin d'année, construction d'un camion en bois pour le Noël 2006 de mon petit fils, la construction d'une boîte aux lettres pour des amis, "un peu" de flemme etc...

Avoir raté la rencontre des sous marins de Jonzac en début d'année, m'a enervé, la tenue prochaine de celle de Meaux en février 2007(à coté de chez moi) m'a fait reprendre le chemin du chantier naval ! Voilà les résultats des travaux :

 

Remplacement de la trappe en sandwich alu/cahoutchouc/alu par une en plexi ep 5mm, mise en place dans un compartiment étanche de l'inter d'accu de propulsion et de la prise de charge du dit accu. Fixation de l'ensemble Pont et Kiosque, finition de la partie avant, pose de la quille et du lest arrière.

 

Mise à jour du 24 Février 2007

 

Suite à la réunion de sous marins de Meaux, il ressort que le sub n'est pas encore vraiment au point, pourtant il a navigué pour une première "vraie" sortie... Après quelques réglages le ballast fonctionne bien, la plongée est très lente , le débit d'air en sortie devra être augmenté pour une plongée plus réaliste.

Le sub réagit bien en plongée dynamique, il se controle bien grâce aux barres avant et arrière couplées.

La plongée statique est plus erratique, car le sub manque de flottabilité sur l'arrière en partie haute. quelques morceaux de polystyrène on grandement amélioré le problème

J'ai donc décidé de me concentrer sur les finitions, afin qu'il soit plus présentable, puis de fignoler l'équilibrage, dans mon bassin d'essais pour qu'il soit vraiment fonctionnel à la prochaine sortie.

Voilà en quelques photos son nouvel aspect :

 

Mise à jour du 10 Juin 2007

Les 9 & 10 juin 2007 a eu lieu la 8 ème rencontre europenne de sous marins radio commandés à l'Ile Bouchard. C'était l'occasion rêvée pour faire subir cette deuxième série d'essais à mon sous marin maintenant modifié en fonction des premiers essais en bassin puis à la rencontre de Meaux où quelques défauts importants étaient apparus, notamment au niveau de l'étanchéité.

Le comportement du sous marin à été meilleur que la dernière fois, enfin meilleur, c'est un bien grand mot, si j'osais je dirais qu'il a été "moins pire" !!!

Après quelques tests tant en surface qu'en plongée, il s'avère que le sous marin est maneuvrant au niveau de l'efficacité du gouvernail et des barres de plongée (avant et arrières couplées), que la vitesse n'est pas très importante mais néanmoins suffisante. Il y a encores quelques suintements d'eau au niveau du compartiment arrière ( moteur) et du compartiment avant (radio & servos); donc c'est un point à revoir.

Mais le plus important est l'équilibrage, en effet, le ballast est volumineux et long (trop), et surtout, il n'est pas cloisonné, ce qui fait qu'il y a un effet de carène liquide, quand le ballast n'est pas complètement rempli c'est à dire pour une navigation "entre deux eaux" , le volume d'eau se ballade d'avant en arrière en fonction de l'action de la propulsion, ce qui modifie le centre de gravité et donc l'assiette du sous marin au gré des oscillations de la masse d'eau contenue dans le ballast. Le résultat en surface c'est ok, au fond c'est ok mais entre les deux ça marsouine sec !!!

Autre problème, la section du câblage électrique alimentant le variateur et le moteur n'est pas assez importante, résultat, le câble chauffe et le variateur se met en erreur le temps de refroidir (5 minutes de marche = 15 minutes d'arrêt !!!)

Quelques photos de la "bête" et de son "maître" en action (merci à Téba pour les photos)

 

Mise à jour du 12 Août 2007

Voilà, nous sommes le 12 Août 2007. Après une prestation très moyenne de mon soum à l'Ile Bouchard en juin dernier, j'ai décidé de refaire une nouvelle refonte totale en tenant compte du vécu de cette réunion et des conseils de sous mariniers beaucoup plus aguérris .

Premier travail, démontage de tout l'intérieur du sous marin, la mécanique, le ballast, la radio et les servos ainsi que toutes les tringleries, renvois et diverses pièces. Nettoyer, classer et ranger soigneusement le tout.

Ensuite décoller et retirer les cloisons étanches qui étaient fixées sur la coque.

Retirer les différents lest en plomb collés dans la coque.

Gratter les restes de colle et de silicone,

 

Quels ont été les problèmes rencontrés à l'Ile Bouchard ?

A/ Ballast trop grand :
+2 litres, pour faire plonger le sous marin, je ne le remplis qu'à moitié, l'autre moitié reste pleine d'air et l'eau se ballade d'avant en arrière dans le ballast "effet de carène liquide" , donc dès qu'il plonge le sous marin est complètement instable, sous l'effet de la propulsion, il oscille d'avant en arrière, il peut ainsi refaire surface ou plonger jusqu'à heurter le fond de la piscine sans que je touche aux barres de plongées et surtout sans que je puisse le contrôler.

B/ Fuites au niveau du compartiment moteur, le tampon de visite de canalisation PVC n'est pas très étanche, il faut le graisser à chaque ouverture.

C/ Le variateur chauffe et se met en sécurité après quelques minutes de navigation : le câblage electrique entre la batterie et le variateur ainsi que celui entre le variateur et le moteur est de section trop failble, la récupération de câbles électriques d'un vieil ordinateur n'a pas été une idée de génie. Le système "Récup" montre ainsi ses limites.

D/ L'équilibrage en plongée statique difficile à obtenir, suite à une mauvaise conception, la batterie au plomb de 12 volts qui est bien lourde est tout à l'avant, il faut compenser par de la mousse.

Comment essayer de résoudre ces problèmes :

- Réduire la taille du ballast à 1 litre.
- Refaire le compartiment moteur avec une trappe en polycarbonate vissée sur joint silicone.
- Changer tout le câblage électrique par du câble de diamètre plus important.
- Mettre la batterie le plus au centre possible près du ballast.

Je décide de construire des compartiments indépendants les uns des autres et de les réunir ensuite sur deux rails en alu.
L'ensemble sera alors fixé au fond de la coque du sous marin. Ce procèdé à deux avantages :
1/ Il réduit le volume étanche et donc le lestage au plomb.
2/ Il permet de sortir toute la partie étanche de la coque et de travailler à l'aise en cas de problème technique sur l'un ou l'autre des compartiments.

 

Voilà le compartiment "propulsion" : Le groupe moteur-réduction est fixé dans un compartiment étanche, un dispositif de graissage du tube d'étambot est installé.

La plaque en plolycarbonate est fixée par 14 vis et écrous en laiton diamètre 6mm.

Le joint est fabriqué avec du silicone blanc de type sanitaire, une couche de silicone épaisse de 5mm est étalée sur le cadre, puis après avoir appliqué du produit liquide vaisselle pour faciliter le démoulage, la plaque est appliquée pour écraser le joint sur 2,5 mm.

 

 

Compartiment "Ballast" :
Pas moyen de réduire la longueur, c'est ma reserve d'air ! Alors j'ai réduit la largeur, et je mets des cloisons anti-carène liquide.

Je fais mes essais : pile poil 1 litre de capacité !

Sinon, je garde le sytème de valves de pneus "tubeless" pour la vidange, la purge, et le remplissage de l'air comprimé car je n'ai pas eu de problème avec ce système.

Fermeture du compartiment avec le même système : plaque polycarbonate et 20 vis et écrous laiton diamètre 6mm + joint silicone.

 

 

Le compartiment radio-servos n'est pas encore fini, mais il est bien avancé.

On voit les cornières alu, prètes à être percées et taraudées pour recevoir les vis laiton.

Restent : La plaque en polycarbonate et le joint silicone

 

Et voilà ma conception de l'ensemble :

2 cornières alu qui recevront dans l'ordre :
- Compartiment radio-servo
- La batterie
- Le compartiment ballast
- Le compartiment moteur

L'ensemble sera fixé dans la coque et raccordé aux barres avant et arrière ainsi qu'au gouvernail.

 

Mise à jour du 27 Mai 2008

J'ai optimisé le volume du compartiment radio-servos en construisant la boîte et en implantant les trois servos et le variateur electronique nécessaires à la navigation du sous marin.

Bien sûr le récepteur et les accus de réception ont trouvé également leur place.
Le compartiment est "un peu" plein...

 

Le compartiment radio-servos avec sa nouvelle plaque de fermeture, il a été vidé de son contenu pour les essais d'étanchéité.
De gauche à droite : les sorties de commandes, le compartiment à ouverture rapide pour allume/éteindre le récepteur et charger les accus de réception, la valve permettant de mettre le compartiment en surpression pour détecter des éventuelles fuites, la sortie étanche de l'antenne.


Le compartiment radio-servo au complet, terminé, fermé, prêt à être installé.


L'ensemble des compartiments y compris la batterie est installé sur un châssis en cornière alu.
De gauche à droite : Le compartiment radio-servos, la batterie (dans la partie libre d'eau), le ballast, le compartiment propulsion.

L'ensemble est installé dans la coque, avec les tiges de commande de gouvernes et du ballast.

 

Mise à jour du 18 Avril 2009

A la réunion de l'Ile Bouchard en juin 2008, j'ai connu pas mal de problèmes, au niveau de la propulsion, le variateur se mettant en protection thermique au bout d'une minute ou deux de fonctionnement, de plus j'ai eu quelques fuites au niveau du tube d'étambot et également quelques entrées d'eau au passage du cablage électrique entre la partie inondée du sous marin et les compartiments censés être étanches. Je suis donc rentré de cette manifestation un peu déçu par les performances de mon soum... Je l'ai donc mis quelque temps "au frais", car en plus j'ai déménagé donc pas mal de boulot et j'ai construit une "Jeep-jouet" en bois pour mon petit-fils Thomas...

Les travaux sur le sous marin ont sérieusement recommencé en vue de la réunion de Jonzac...

Premier travail, démontage complet de la bête, extraction du "rack technique" de la coque externe :

Puis démontage du rack, et travail sur les compartiments avant et arrière :

Pour le compartiment arrière : démontage de l'arbre d'hélice et du tube d'étambot en vue de la modification de ce dernier. En effet mon système de joint torique appliqué par un ressort et d'huile épaisse dans le tube d'étambot n'est pas étanche à la longue. Je le remplace par un tube de plus gros diamètre avec un "T" et un graisseur de type industriel, à chaque extrémité je place un palier. Je remonte le tout dans le compartiment propulsion et je remplis le tube d'étambot de graisse hydrofuge sous pression grâce à une pompe à graisse de type industriel. Ce montage est largement inspiré de celui utilisé par "Téba"

L'étanchéité des compartiments étanches n'est pas satisfaisante à deux niveaux :

Les passages des câbles électriques on été réalisés par perçage de la cloison et joint silicone de type sanitaire... Ce n'est pas une bonne solution, car lors des démontages les câbles sont manipulés, le silicone n'est pas assez souple pour suivre les déformations, ni assez rigide pour maintenir le câble en place... Résultat il se décolle légèrement et génère une micro fuite qui peut apparaître et disparaître selon la contrainte exercée sur le câble... C'est assez énervant, difficile à détecter et à réparer.

La conception de mes compartiments présente un défaut : Les plaques sandwich alu-plastique et les cornières alu sont collées la la cyano, l'étanchéité est assurée par un cordon de mastique silicone sanitaire à l'intérieur du compartiment. Là encore ce n'est pas une bonne solution, en effet, en navigation, selon la température de l'eau et de l'air ambiant ces deux matériaux se dilatent ou se rétractent différemment créant encore de petites fuites temporaires ou non.

Donc, reprise de tous les collages à la cyano et une bonne tartine d'araldite pour solidifier tout ça... Les passages de câbles électriques se font avec un petit tube laiton collé à la cloison du compartiment étanche et une durite silicone serrée avec un fil de téléphone (merci à Pierre Kerjean pour cette astuce).

L'étanchéité est testée en statique, puis moteur tournant, le tout dans la baignoire ( Merci à Madame pour sa compréhension

Après la réunion de Jonzac fin janvier 2009 où j'ai grillé mon moteur, mon variateur et où j'ai percuté le mur de la piscine .... Il a fallu réparer tout ça et refaire l'avant du soum qui avait bien souffert du choc avec le bord de la piscine !!!

Ensuite nouvel essai à la réunion de Meaux mi février 2009, nouvel équilibrage et navigation satisfaisante mis à part quelques problèmes d'interférences radio. Environ 1h30 de navigation sans problèmes majeurs... C'est bien la première fois !!!

Pour la réunion suivante à Villefontaine début avril 2009, j'ai juste effectué une révision, soignant un peu plus l'étanchéité et surtout j"ai remplacé mon récepteur qui n'avait pas dû aimer l'humidité chronique dans laquelle il baignait à chaque navigation suite aux diverses fuites qui se déclaraient dans le compartiment "Radio-servos-vario" qui était censé être étanche. Depuis le remplacement du récepteur les problèmes radio ont disparu.

A Villefontaine le soum a parfaitement fonctionné pas de fuites après deux heures de navigation, plongée dynamique et statique sans problème, bon équilibrage... Que du bonheur !!!


AVRIL 2009 :

4 ans presque jour pour jour après le début de la construction, je considère ce modèle comme étant terminé, je rajouterais dans le futur un correcteur d'assiette pour un meilleur confort de "pilotage", mais je n'entreprendrais pas de nouveaux travaux importants.

En effet, il fonctionne correctement, il est étanche et maneuvrant...De mars 2005 à Avril 2009 la gestation a été longue et difficile, mais formatrice, je me sens prêt à relever un nouveau challenge :

La suite... C'est un nouveau modèle, une maquette, un concept completement différent...

A découvrir dans les chapitres consacrés au HUNLEY... Une nouvelle aventure commence !!!